Tel : (33) 04.68.08.20.10  
Fax : (33) 04.68.08.22.28  
M-a-J :

   

   

 

   
Le crédit bancaire
 

L’achat ou la construction d’un logement nécessite d’avoir recours au crédit, lequel porte souvent sur plusieurs centaines de milliers de francs et engage l’emprunteur pour des durées pouvant aller jusqu’à 20, voire 30 ans. Une décision d’achat trop hâtive peut engendrer un endettement lourd et parfois même sur des situations dramatiques liées au cumul d’échéances impayées. Aussi, la loi a-t-elle prévue une réglementation stricte concernant le contrat de prêt immobilier. Par ailleurs, les offres de financement sont diversifiées. A charge pour l’emprunteur d’opter pour le produit le mieux adapté à son projet.

 
La protection de l'emprunteur
Le législateur a prévu des règles de protection pour l’emprunteur. Celles-ci lui confèrent des droits et des obligations. Domaine d’application des règles de protection de l’emprunteur Les articles 312-1 s. du code de la consommation réglemente le crédit immobilier. Ces dispositions s’appliquent dans les cas où un professionnel propose à un particulier un prêt afin de financer l’achat ou la construction d’un logement, l’acquisition d’un terrain dans le but d’y construire un maison, la réalisation de travaux.
 
Ces dispositions s’appliquent aux prêts destinés à financer des dépenses de construction, de réparation, d’amélioration ou d’entretien d’un montant supérieur à 140 000 F.  La publicité Selon la loi, la publicité pour un prêt immobilier, quelle que soit la forme qu’elle revêt, doit comporter des indications précises : l’identité du prêteur, la nature et l’objet du prêt. La publicité comportant des éléments chiffrés doit préciser la durée, le coût total et le taux effectif global du crédit. La loi interdit toute publicité assimilant les mensualités de remboursement à des loyers ou faisant référence, pour le calcul des échéances, à des prestations sociales qui peuvent disparaître avant le remboursement intégral des prêts.
 
L’offre de prêt L’établissement de crédit auprès de qui le candidat emprunteur a déposé sa demande doit adresser gratuitement et par voie postale une offre de prêt dont le contenu est réglementé. Cette offre de prêt engage l’établissement de crédit pendant 30 jours minimum à compter de sa réception. Le demandeur dispose d’un délai de réflexion minimum de 10 jours à compter de sa réception pour examiner l’offre de prêt qui lui est faite ainsi que le tableau d’amortissement qui y est obligatoirement joint (sauf s’il s’agit d’un prêt à taux variable). Ce tableau doit indiquer, pour chaque mensualité due, la ventilation entre les intérêts et le montant du capital restant dû. Le prêt peut être assorti d’un différé d’amortissement, permettant à l’emprunteur de ne payer que les intérêts – sans rembourser le capital – pendant une période donnée. Le demandeur peut accepter ou refuser l’offre de prêt à partir du 11ème jour suivant la réception de celle-ci. S’il l’accepte, il doit adresser par courrier, à l’établissement de crédit, l’offre datée et signée de sa main. En cas de cautionnement, l’établissement de crédit doit également adresser par courrier l’offre de prêt à la caution. Celle-ci dispose du même délai de 10 jours minimum pour l’examiner et signifier son acceptation à l’établissement de crédit par courrier.
 
L’établissement de crédit ne peut réclamer aucune somme avant l’acceptation de l’offre. Renonciation à l’offre L’offre de prêt peut être annulée si l’opération pour laquelle le prêt a été sollicité n’est pas réalisée dans un délai de 4 mois suivant l’acceptation du prêt par l’emprunteur. Celui-ci doit alors rembourser les sommes qui lui ont été déjà versées le cas échéant. Seul les frais d’étude, dont le montant est limité, peuvent lui être demandés par l’établissement de crédit. L’emprunteur doit informer ses différents prêteurs s’il a demandé plusieurs prêt pour la même opération. Si l’un de ces prêts (représentant au moins 10 % du capital emprunté) lui est refusé, l’emprunteur est dégagé des prêts qui lui ont été accordés. En cas de refus de l’offre de prêt par l’emprunteur, l’établissement de crédit ne peut lui demander éventuellement que des frais d’étude dont le montant est limité par la réglementation. 
 
Le contrat que l’emprunteur a signé pour construire ou acheter son logement peut être annulé s’il n’obtient pas les prêts qu’il a demandés. Droit et obligation de l’emprunteur L’établissement de crédit établit le contrat de prêt qu’il adresse ensuite au notaire. Peuvent être demandés en garantie : - une hypothèque, qui lui permettra de vendre le bien hypothéqué si l’emprunteur ne paie pas  - un privilège de prêteur de deniers qui lui permettra également de vendre le bien en cas d’impayé - une caution d’un tiers ou d’un organisme agréé par l’établissement de crédit Avec le contrat de prêt l’emprunteur devra souscrire une assurance destinée à couvrir l’emprunteur en cas de décès ou d’incapacité de travail. Facultativement, une assurance de perte d’emploi pourra être souscrite. Excepté dans certains cas limités par la loi, l’emprunteur pourra toujours rembourser par anticipation une partie ou la totalité du prêt. Pour les remboursements anticipés des prêts qui sont réglementés, le contrat de prêt peut prévoir des indemnités. Pour les contrats de prêt conclus à compter du 1-7-99, la pénalité de remboursement anticipé du prêt est supprimée dans les cas où la vente du logement tient aux circonstances suivantes : - changement du lieu d’activité professionnelle pour l’emprunteur ou son conjoint - cessation d’activité professionnelle de l’emprunteur ou de son conjoint - décès d’un des membres du couple.
 
Les prêts bancaires classiques à taux fixe
Le prêt à taux fixe est un moyen de financement fiable. C’est le prêt le plus utilisé : 80 % des investisseurs continuent d’accéder à la propriété en s’endettant à taux fixe. Définition des prêts bancaires à taux fixe : Pendant toute la durée de ce prêt, le taux de l'emprunt reste inchangé, même si l’inflation augmente de plusieurs points. Mais, qu’ils soient à échéances constantes, progressives ou modulables, les prêts à taux fixe ont ce défaut de ne pouvoir bénéficier d’une éventuelle baisse des taux. Le seul moyen de diminuer le coût global du financement en cours de route est de rembourser votre emprunt par anticipation. C’est pourquoi, avant d’opter pour un prêt à taux fixe, vous devez impérativement connaître le montant des éventuelles pénalités de remboursement anticipé. 
 
Sachez que d’après la loi Scrivener, le montant total de ces pénalités ne peut dépasser 3% du capital restant à rembourser. En outre, cette pénalité est supprimée dans certains cas pour les contrats conclus à partir du 1er juillet 1999 (cf. plus haut). Dans un crédit à taux fixe amortissable par mensualités constantes, la part des intérêts, très importante les premières années, diminue au fil des ans, alors que la part du capital remboursé s’accroît progressivement. Les prêts à échéances constantes : L’échéance constante permet de connaître dès le départ, le montant, le nombre d’échéances et le coût global du crédit. Lors des remboursements, vous payerez en même temps le capital emprunté et les intérêts dus. Vos remboursements seront constants et pendant 10, 15 ou 20 ans (selon votre choix initial),votre prêt ne dépendra d’aucune fluctuation monétaire.  Cependant, cette formule est rigide. Si vos revenus ont changé, à la baisse comme à la hausse, vous ne pourrez pas modifier le montant de vos remboursements. Plus votre prêt sera long, plus il vous coûtera cher ; plus il sera court, plus son coût global sera avantageux.
 
Les prêts à échéances progressives : Le prêt à échéances progressives se caractérise par l’augmentation des mensualités au cours des années, en fonction du barème prévu par le contrat. Globalement plus cher, ce prêt permet à ceux qui disposent de revenus variables de moduler les remboursements d’un prêt (autre prêt en cours pendant une période donné, augmentation des revenus, etc.). De par sa flexibilité, ce prêt offre la possibilité d’éviter les échéances trop importantes au début de l’opération. C’est par conséquent un produit intéressant pour les salariés bénéficiant d’une bonne stabilité de leur emploi, assortie de promotions régulières.  La santé financière de l’emprunteur doit cependant être excellente : à partir du milieu des années 1980, avec la désinflation, les annuités de ce prêt se sont mises à augmenter plus fortement que les revenus des ménages. Nous vous conseillons plutôt d’opter pour une formule de prêt à taux fixe et à échéances modulables.
 
Les prêts modulables : Un prêt à taux fixe n’implique pas des remboursements identiques du début jusqu’à la fin du prêt. Il existe un type de crédit à taux fixe dont les échéances peuvent varier annuellement, en fonction de la trésorerie de l’emprunteur. Par exemple, la fin des études supérieures d’un enfant, la reprise d’une activité professionnelle du conjoint ou la fin d’un crédit voiture permettront d’augmenter les échéances de son emprunt sans pénalités. Jusque là, ces prêts n’ont pas eu beaucoup de succès. Mais ils sont devenus plus souples et apparaissent maintenant sur le marché. Car un bon prêt ne se réduit pas à son taux, il est également jugé en terme de qualité. Les français se dirigent de plus en plus vers des formules de crédit souples et sécurisantes. Le montant des mensualités initialement établies dans le contrat pourra diminuer (la durée du prêt sera allongée) ou augmenter (la durée sera alors réduite). L’emprunteur l’adapte généralement une fois par an. Cette liberté de moduler ses remboursements varie selon les banques.
 
Les prêts à taux variable
Pour financer l’achat d’un logement, on peut recourir à un prêt bancaire classique à taux fixe. Certains emprunteurs peuvent néanmoins juger qu’il est dans leur intérêt d’opter pour un prêt à taux variable.  Les prêts à taux variable sont inférieurs de 0,3 à 2 points par rapport à ceux des prêts à taux fixe. Plus risqués que les formules à taux fixe, les prêts à taux variable ont moins la faveur des français que les prêts à taux fixes. Il est recommandé de souscrire un prêt à taux révisable dont la formule propose à la fois souplesse (modulation, aucune pénalité pour un remboursement anticipé), sécurité (avec un butoir contre la hausse des taux) et la possibilité de passer à taux fixe. En outre, il est conseillé d’exiger la gratuité dans le contrat pour le passage à taux fixe. On peut classer les prêts à taux variable en deux catégories principales :
 
- les prêts dont les variations de taux se répercutent (à la hausse comme à la baisse) sur les mensualités 
- les prêts dont les variations de taux se répercutent sur la durée du prêt (allongement ou réduction). La catégorie des prêts à taux révisable comprend deux formules. D’une part, une formule dont l’évolution des taux est limitée à la hausse : les prêts capés . Le cap est la valeur maximale que prendre le taux. Il s’agit d’une protection sur le taux et non pas sur la mensualité. D’autre part, une formule dont les taux peuvent librement varier : les prêts non-capés. Les taux des prêts capés ne peuvent augmenter indéfiniment et sont plafonnés à la hausse. Leur taux de départ est plus élevé que pour les prêts non-capés. Les prêts non-capés sont plus intéressants à la souscription mais offre moins de garantie à l’emprunteur.
 

Hébergé par Net & Business © 2005

[Mentions légales]