Tel : (33) 04.68.08.20.10  
Fax : (33) 04.68.08.22.28  
M-a-J :

   

   

 

   

Acquérir sa résidence principale

 

Une maison ou un appartement bien à soi, qui n'en rêve pas ? Outre la tranquillité d'esprit que cette acquisition apporte, c'est aussi le gage de pouvoir passer ses vieux jours à l'abri des problèmes de logement et de transmettre un capital à ses enfants. Alors avant de se lancer dans une recherche, sachez évaluer et construire un budget qui vous permettra de satisfaire aux critères exigeants de l'accession à la propriété.

 
L'apport personnel
Premier point à savoir et non des moindres, sachez qu'aucune banque ne vous prêtera de l'argent si vous n'apportez pas dans votre escarcelle une somme de départ, le fameux " apport personnel ". Certes, si vous et votre compagne disposez de ressources importantes voire très importantes et que vos ambitions en matière de logement restent limitées, vous pourrez vous passer de l'apport personnel, mais les cas sont finalement assez rares. Le capital de départ peut être variable mais doit au moins représenter environ 10 % de la somme totale de l'acquisition : c'est une règle non écrite, mais plutôt une pratique couramment usitée par les établissements financiers. Cependant, il se peut que l'on exige d'un couple plus de 20 ou de 30 % d'apport personnel. En fait, tout dépendra du montant emprunté par rapport à vos ressources propres et à votre endettement.
 
Les prêts
Les taux d'intérêt sont à un niveau historiquement bas ! c'est donc le moment idéal pour emprunter. D'autant plus que les banques se mènent une concurrence féroce entre elles, et par conséquent il faut s'armer de courage et aller négocier le meilleur taux chez chacun des intervenants du marché afin d'obtenir les conditions financières les plus favorables.
 
Au vu de l'importance des sommes demandées, quelques dixièmes de pourcentage en moins peuvent vous faire gagner des dizaines de milliers de francs ! Ne perdez pas de vu cet aspect technique en demandant systématique dans votre devis des échéanciers.
 
Allez voir un spécialiste
Certaines banques sont spécialisées dans le crédit immobilier et sont donc susceptibles de vous accorder un prêt plus avantageux. Sans faire de publicité, le Crédit Foncier, le Crédit Immobilier, le Comptoir des Entrepreneurs, La Poste et les Caisses d'Epargne sont plutôt compétitifs... De toute manière, il est fort possible (et c'est même conseillé) de contracter plusieurs prêts, dont certains peuvent être administrés,
 
c'est-à-dire qu'ils relèvent d'une réglementation particulière. Vérifiez bien également les frais annexes (frais de dossier, assurances obligatoires...) et faites une étude pour évaluer la meilleure durée de remboursement : plus le prêt est long, plus il coûte mais moins le taux d'intérêt est élevé...
 
La capacité d'endettement
Pour apprécier la somme que le banquier va vous prêter, celui-ci va raisonner et calculer en prenant en compte deux principaux éléments : vos ressources et vos dépenses. En ce qui concerne les ressources, il faut prendre en compte les salaires nets perçus chaque mois en y ajoutant, le cas échéant, les pensions ou les rentes supplémentaires. Ensuite, il faut déduire les charges de remboursement de crédits mobiliers en cours (voiture, appareils ménagers...), les éventuelles pensions alimentaires ou charges de famille que vous devez verser suite à un divorce ou liées à des ascendants ou des descendants encore à votre charge.
 
Les frais des assurances sont également à déduire. Par contre, si vous bénéficiez de prestations sociales de type allocations familiales, mieux vaut ne pas les intégrer à votre calcul car elles vous sont toujours nécessaires pour vivre et elles peuvent varier d'une année sur l'autre. Mais l'Aide Personnalisée au Logement (APL) peut être prise en compte. Attention, elle ne vous sera versée qu'après votre entrée dans les lieux.
 
Dites ...33 % !
Après l'établissement de cet " actif " et de ce " passif " de votre ménage, le banquier estimera votre capacité d'endettement à environ un tiers du chiffre mensuel de vos revenus déduits de vos charges : sauf garant ou cas exceptionnel, il vous prêtera une somme calculée en fonction de votre capacité à rembourser. Prenons un exemple : un couple gagne 25 000 francs net par mois (à deux). Ils touchent en plus un revenu complémentaire (épargne ou pension alimentaire) de 2 000 francs. Mais ils se sont déjà endettés pour acquérir une voiture et des appareils ménagers (pour 3 500 francs par mois).
 
Ils payent également 500 francs par mois d'assurances diverses. Nous arrivons donc au final à une capacité de remboursement de 5 000 francs par mois. L'établissement financier cherchera alors une solution de crédit qui ne dépasse pas les 5 000 francs par mois, généralement en allongeant la durée de l'emprunt pour diminuer les cotisations. Ainsi, sur 10 ans avec un prêt à 6 % vous ne pourrez emprunter 450 000 francs environ. Par contre, sur 20 ans aux mêmes conditions, vous pourrez emprunter plus de 700 000 francs.
 
Les avantages fiscaux
Certains avantages fiscaux accordées aux primo-accédants sont aujourd'hui supprimés. Cependant, il reste quelques incitations qui peuvent contribuer à votre décision. Vous êtes totalement exonéré d'impôt sur les plus values à la revente de votre logement (alors qu'il faut attendre 22 ans dans le cas d'une résidence secondaire). Si votre logement doit subir d'importantes réparations pour être habitable, vous pourrez déduire 20 % du montant des travaux sur votre impôt sur le revenu, dans la limite de 20 000 francs pour une personne seule et de 40 000 francs pour un couple marié (la majoration de ce plafond est fonction 
 
du nombre d'enfants à charge : 2 000 francs pour le premier, 2 500 pour le second, 3 000 pour le troisième etc.). Enfin, pour les contribuables fortement imposés, il existe un régime de faveur connu sous le nom de " loi Malraux " qui permet de défiscaliser en partie ses revenus immobiliers à condition d'avoir investi dans des immeubles protégés ou situés en secteur urbain sauvegardé.
 
Les frais annexes
Notaires, collectivités locales, impôts nationaux directs ou indirects, frais d'agences... la liste des frais divers et annexes est longue et il faut en tenir compte dans son budget. Faites le point à partir de notre rubrique consacrée à ces frais <frais>.
 
N'oubliez pas de vous renseigner sur le montant des impôts locaux que vous aurez à payer dans la commune, le département, la région où vous avez choisi d'élire domicile.
 
L'estimation du prix
Au cours des négociations, chacun apporte des arguments pour modérer les prétentions de l'autre. Tous les arguments sont bons et défauts et qualités du logement doivent être pris en compte, c'est à vous, acheteur, de mettre en avant les défauts et à vous, vendeur, de faire ressortir les qualités de votre bien.
 
Mais avant tout, il est essentiel de bien se renseigner sur les prix pratiqués dans une ville ou un quartier, de lire les petites annonces des agences, de se renseigner sur le prix des biens vendus récemment, de connaître le prix moyen au m2, tout cela pour se faire une idée la plus précise possible de la valeur du bien.
 
Un " argus " pas facile à estimer
Qu'il soit déjà existant ou encore sur plan, neuf ou ancien, les logements ne valent pas la même chose : les logements neufs sont en général 20 % plus chers que les anciens. Ceux au rez-de-chaussée subissent une décote de 15 à 20 % par rapport à ceux des étages, à prestations semblables.
 
Une rue bruyante et c'est encore une décote de 10 %. Un mauvais ensoleillement ou la présence d'un commerce ou d'une industrie gênante (boite de nuit, supermarché, usine dégageant des odeurs ou bruyante) c'est également une décote moyenne de 5 à 10 %. 
 

Hébergé par Net & Business © 2005

[Mentions légales]